www.sidi-hhassaine.com
 Aperçu sur Semaoun des Ait Waghlis
 
 
 
 سيدي الحاج أحساين
 
 
                ACCUEIL   |    BENI OUGHLIS   |        SEMAOUN     |   SIDI HADJ HASSAINE   |                     
NOUS ECRIRE    |   GALERIE PHOTOS    

Le mausolée de Sidi Hadj Hassaine & le Village Sidi Hadj Hassaine         à Semaoun - Chemini.

 

Patrimoine&culture:
Recueils de poésie locale
Personnalités locales
Association ASC "J&P"
La zaouia Sidi H-H


Dossiers:
Cheikh Tahar El Djazairi
Les zaouias d'Ait Waghlis


 

 
stat


 


 


 

 

Stèle libyque de Sidi Hadj Hassaine

Association Cheikh Tahar El Djazairi El-Semaouni El-Ouaghlissi

pour le patrimoine et la culture.

Village Sidi Hadj Hassaine – Commune Chemini.

 

Stèle libyque d'Ait waghlis, récemment découverte aux voisinage de Sidi Hadj Hassaine (Semaoune).

 Stèle libyco –berbère découverte le 12/12/2009

            Cette stèle libyque a été découverte le 12/12/2009 aux voisinages de la localité Semaoune des Ait Waghlis (commune Chemini – Wilaya Béjaia), lorsqu’un citoyen du village Sidi Hadj Hassaine répondant aux initiales S.B l’a signalé (l’a aperçu) durant une routine d’entretien dans son champs d’oliviers sis à Azaghar.

La stèle se présente sous la forme d’une dalle de grès aux contours assez irréguliers. Un homme y est représenté à cheval et armé. L’homme dont le visage et le torse sont en position frontale est placé au milieu de la stèle. De la main gauche tendue vers l’avant du cheval, il tient trois lances et un bouclier rond, au centre duquel figure un cercle entaillé.  La main droite est levée frontalement, en position de salutation, à droite de la quelle figure une inscription libyque.

Avec cette découverte de grand intérêt, la vallée de la Soummam vient d’ajouter un apport au patrimoine de stèles libyco- berbères de Kabylie. Rappelons-le, que d’autres stèles, du même type, ont été déjà découvertes en Kabylie. Il s’agit, entre autres, de la stèle d’Abizar, découverte en 1858 et de la stèle de Souama, découverte par Saïd Boulifa en 1910.

 

    Conférence de Mr Jean Pierre Laporte sur les stèles libyco -berbères:

le 03/06/2011 au siège de la zaouia Sidi Hadj Hassaine:

 

Le 03/06/2011, l'association culturelle "association cheikh Tahar El-Djazairi El-Semaouni El-Ouaghlissi pour le patrimoine et la culture" du village Sidi Hadj Hassaine a eu l'honneur d'accueillir l'éminent archéologue français, spécialiste des stèles libyco-berbères de Kabylie,  Mr Jean Pierre LAPORTE en sein du village en compagnie de Mr Djamil AISSANI, président de la célèbre association GEHIMAB pour présenter une conférence sur les stèles libyco-berbères de Kabylie au sein de la zaouia Sidi Hadj Hassaine.

 

Accueil des invités

Devant la zaouia, accueil des invités.

  

Mot d'accueil, de bienvenue et présentation des conférenciers : Mr Djamil AISSANI et Mr Jean Pierre LAPORTE

par Chikhi Mokrane.

Dans le contexte de la découverte de cette stèle épigraphe et figurée libyque de grande valeur archéologique aux environs d'Ai Waghlis, une conférence sous le thème :  "Stèles libyques figurées de Kabylie et la persistance des structures sociales libyques à l'époque romaine" a été organisée à Sidi Hadj Hassaine par l'association culturelle du village.  C'est à l'enceinte de la zaouia Sidi Hadj Hassaine, dans ce lieu de savoir hautement symbolique, que cette conférence fut donnée par Mr Jean Pierre Laporte avec une  introduction du professeur Mr Djamil Aissani qui a rappelé les bonnes relations culturelles entres l'association Gehimab et certains citoyens de Sidi Hadj Hassaine ainsi que les actions menées ensemble.

Dans ce contexte, le conférencier Mr Jean Pierre Laporte a donné un aperçu général sur l'histoire des stèles libyco- berbères découvertes, jusqu'à la, dans le Constantinois et en Kabylie tout en mettant en évidence les différents éléments de comparaison entre elles. S'agissant de cette  nouvelle stèle, elle présente la même iconographie que celles du groupe d'abizar.

Mr Jean Pierre LAPORTE en conférence au siège de la zaouïa Sidi Hadj Hassaine.

Quant au problème de la datation, le conférencier l'a situé entre 300 et 100 av. J.- C. tout en reprenant les différentes thèses émises par des spécialistes tels que Albert Fevrier et Gabriel Camps su les stèles du groupe d'Abizar.   

L'assistance et le déroulement de la conférence.

 

L'assistance et le déroulement de la conférence.

 

Dans la cour de la zaouia, l'assistance et le déroulement de la conférence.

 

Le conférencier présentant des illustrations de stèles.

 

Mr Djamil Aissani, les invités entre autres les P/APC de Chemini et d'El Flaye.

 

Le conférencier présentant des illustrations de stèles.

 

A l'issue de la conférence, le conférencier à l'écoute des questions de l'assistance : (sur la photo Mr Aziri Tahar).

 

Au bureau de la zaouia / siège de l'association:

Mr Jean Pierre Laporte avec les responsables de l'association SEBKHI Abdelbaki et AZIRI Mourad.

Au bureau de la zaouia / siège de l'association:

Mr Jean Pierre Laporte avec les responsables de l'association SEBKHI Abdelbaki et AZIRI Mourad.

 

Mr Jean Pierre Laporte avec Aziri Mourad

Avec les responsables de l'association culturelle : Mr Chikhi Mokrane et Mr Aziri Mourad.

Des explications à l'assistance, devant la stèle.

 

Par  Mourad AZIRI

 

Un cavalier libyque ressurgit de 24  siècles d’histoire

 

Une stèle épigraphe et figurée libyque à forte valeur archéologique a été mise au jour dans la commune de Chemini (Béjaïa).

Présentée au public vendredi dernier au village Sidi Hadj Hassaïne, la stèle (funéraire ?) a été découverte par un paysan – en décembre 2009 – alors qu’il débroussaillait son champ d’oliviers situé en contrebas du village, plus précisément au lieudit Azaghar. Une cérémonie a été organisée dans l’enceinte de la zaouïa Sidi Hadj Hassaïne par l’association du village et à laquelle ont été conviés, en plus des représentants des autorités locales, des universitaires, à l’instar du professeur Djamel Aïssani, du groupe d’étude sur l’histoire des mathématiques à Bougie médiévale (association) et du professeur Jean-Pierre Laporte, spécialiste en histoire maghrébine et en stèles libyco-berbères, auxquelles il a consacré de nombreux ouvrages et publications.

Le spécialiste français était subjugué par la beauté de cette pièce «d’art libyque original» et qui s’ajoute au groupe de stèles d’Abizar (Kabylie maritime), découverte au siècle dernier. M. Laporte a revisité, dans son exposé sur les «stèles libyques figurées de Kabylie et la persistance des structures sociales libyques à l’époque romaine», l’histoire des stèles mises au jour en Kabylie et dans le Constantinois et mis en évidence les différents éléments de comparaison entre elles.

La stèle présente la même iconographie que celles du groupe d’Abizar attribuées à l’époque des royaumes numide et maure : un cavalier (probablement un chef) à la tête coiffée d’un litham, au tronc massif, représenté de face, portant une longue barbichette pointue (à la Syphax) et tenant de la main gauche un bouclier rond à umbo central, également rond, et 3 javelines, «armement libyque pur». Le bras droit levé, «indice de pouvoir», tourné vers le spectateur, le pouce écarté des autres doigts réunis, laissant entrevoir un petit objet rond (un anneau ?) entre le pouce et l’index.

Sur la croupe du cheval en marche, de gauche à droite (scène de chasse ?), le spécialiste distingue un petit personnage présent aussi sur les stèles d’Abizar et de Boudjima. Concernant la datation, cette stèle gravée sur une dalle de grès brunâtre et portant une transcription libyque, deux lignes verticales (à décoder), le préhistorien la situe entre 300 et 100 av. J.-C. Il reprend les différentes thèses émises par des spécialistes de renom tels que Albert Février et Gabriel Camps autour des stèles du groupe d’Abizar.

Si le premier penche pour la période suivant l’invasion romaine, (le Bas Empire et même à la fin de l’Antiquité), Gabriel Camps, lui, en s’appuyant sur l’analyse stylistique, est convaincu de leur antériorité à l’époque romaine. La datation est très problématique, affirme Ali Aït Kaci, spécialiste de l’iconographie libyque. «On classe depuis près de 20 ans ce genre de documents entre les IIIe-IIe siècles. av. J.-C. Mais nous ne disposons d’aucune datation fiable pour aucune stèle libyque de Kabylie. Peut-être que cette nouvelle stèle a son contexte archéologique encore intact, ce qui aiderait à résoudre définitivement ce problème de chronologie.» 
 

Source : El Watan (Mohand Aziri).

Le Conférencier avec, entre autres, le journaliste d'El Watan : Mr Aziri Mohand.